Le féminisme : partir de soi, aller vers les autres.

Collages du collectif LA FRONDE

L’élan féministe est venu pour ma part d’une colère très intime. Je crois que c’est souvent un déclic très personnel, non ? On est confronté.e à une, des injustices, on ouvre les yeux, on s’intéresse, on lit, on en parle, la révolte gronde en nous, on a envie de faire quelque chose, de changer les choses. Que l’origine de notre féminisme vienne de notre expérience, de notre histoire personnelle, fait que notre démarche est sincère, et ça, c’est précieux et essentiel. Mais c’est limitant aussi. On ne peut pas analyser et critiquer un système social à l’aune de sa propre expérience uniquement. Le féminisme se cultive, s’enrichit. Il nous faut ouvrir nos horizons féministes à ceux des autres fXmmes, prendre connaissance de leurs histoires et de leurs démarches. C’est en écoutant les histoires des autres, en apprenant, en incluant, qu’on fait grandir notre féminisme, qu’on le renforce, et qu’il devient une façon formidable de nous ouvrir au monde. 
Un mouvement de pensée fécond ne rétrécit pas nos horizons, il ne crée pas de huis clos intellectuel. Il agrandit notre univers, encore et encore.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s